Maintenant qu'elle avait commencer à descendre, il lui fallait toucher le fond. C'était l'engourdissement mortel, inévitable, de la routine. Puis dans sa désolation, un sourire inconscient était monté à sa face. Elle s'était remise à rêver des choses énormes, des choses heureuses qui la fesait rire parfois toute seule. L'existence la reprenait, elle riait aujourd'hui et demain, esperait-elle. Elle voulait vivre toujours encore, vivre toujours. Cela était tellement vrai, que, après une grosse peine, si elle sortait dans la rue, au soleil, tout de suite elle se remetait à aimer, à espérer, à être heureuse. Et l'âge n'avait pas d'en prise sur elle, elle avait la naïveté de vieillir sans s'en aprecevoir. Seulement c'était malgré elle, il lui semblait qu'elle allait, que nous allions tous à quelque chose de très bien et de parfaitement gai. Comme elle le disait en riant parfois, elle ne pouvait être triste. L'était faite, elle venait de toucher le fond du desespoir, et voici que l'espoir ressucitait de nouveau, brisé, églanté, mais vivace quand même, plus large de minute en minute.Certes aucune illusion ne lui restait, la vie était décidement injuste et ignoble, comme la nature. Pourquoi donc cette déraison de l'aimer, de le vouloir ..
Qui a sérieusement tout lu ? O.o
Emile Zola, L'Argent
Je sais que je possède un téléencéphale hautement développé et un pouce préhenseur c'est déjà pas trop mal.